11 Mars – Soutenance de thèse - Arthur Racot

09 h30 Amphi G - ENSEIRB MATMECA (Talence)

Sensibilité à la corrosion par piqûres de l'acier inoxydable AISI 316L élaboré par fusion sur lit de poudre et dépôt de fil

Les procédés de fabrication additive (Additive Layer Manufacturing, ALM) sont en plein essor ces dernières années. Ils ouvrent un champ des possibles pour la conception de pièces métalliques de géométries complexes et de motifs structuraux multi-échelles (treillis ou encore structures lattices). En comparaison avec les possibilités qu’offrent les procédés conventionnels, dits soustractifs, ces technologies permettent des gains en coût, en masse, en performance fonctionnelle et en réalisation.
Cependant, le manque de connaissances sur les propriétés et la durabilité des pièces obtenues limite actuellement leurs utilisations. La caractérisation des pièces réalisées par fabrication additive est alors un point clé pour le déploiement de ces technologies. Ainsi, de plus en plus d’études, sont réalisées afin de répondre aux problématiques liées à cette méthode de production, notamment la sensibilité à la corrosion des métaux obtenus par ALM.
Dans cette étude, on s'intéresse à l'acier inoxydable austénitique AISI 316L qui est utilisé dans de nombreux domaines tels que les industries chimiques, pharmaceutiques, pétrolières, agro-alimentaires et maritimes. Sa résistance au milieu marin, acide et son importante ductilité en font un matériau très utilisé. C'est pour cela que l’élaboration d'acier inoxydable 316L par fabrication additive est un enjeu réel.
Deux technologies de fabrication additive sont étudiées, la première est la fusion sélective sur lit de poudre (Selective Laser Melting, SLM) et la seconde est le dépôt de fil (Wire Arc Additive Manufacturing, WAAM). Les propriétés des matériaux obtenus avec ces technologies de fabrication sont comparées avec ceux d'un acier inoxydable AISI 316L issu de l’industrie conventionnelle. Les investigations portent sur l'impact du procédé de fabrication et d’un traitement thermique aillant pour objectif d’effacer le passer thermo-mécanique de la pièce, sur la microstructure du matériau et l'effet de celle-ci sur la sensibilité à la corrosion.
Le couplage entre la microstructure et la résistance à la corrosion est étudié à l’aide d’une approche originale couplant des tests de saut de potentiel et une analyse statistique de l'endommagement pour comparer la sensibilité à la corrosion par piqûre des matériaux et permettre une meilleure compréhension des mécanismes d'endommagement.

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